À Maluku, l’AZES veut désormais mesurer les engagements à la une des résultats. Réunis le 11 septembre autour du Comité des entreprises de la ZES, une quinzaine d’opérateurs ont été appelés à faire le point sur leurs projets, leurs obligations et les difficultés qui freinent encore leur déploiement.
Sous la conduite du directeur général de l’Agence des Zones Economiques Spéciales, Auguy Bolanda, l’Agence entend resserrer la gouvernance du site, renforcer la sécurité et assainir l’occupation foncière. Un constat retient particulièrement l’attention : 18 conventions auraient été signées, pour seulement trois ou quatre entreprises effectivement présentes sur le terrain.
L’AZES veut ainsi réévaluer les projets restés inactifs et, lorsque les engagements contractuels ne sont pas respectés, envisager les mesures prévues, notamment la résiliation des conventions et la réattribution des espaces. Le message est clair : le foncier de la ZES doit servir à produire, investir et créer de l’activité.

Autre enjeu : la discipline administrative et financière. L’Agence rappelle aux entreprises leurs obligations déclaratives et fixe une redevance d’entretien de 1 dollar par mètre carré et par an, destinée aux infrastructures communes.
Mais derrière le foncier et la gouvernance se joue un autre défi, plus structurel : l’énergie. Alors que VARUN BEVERAGES, SAPHIRE CERAMICS et REFRIANGO sont déjà en activité et que MAGIC TOUCH et EBENEZER préparent leur lancement, l’AZES veut centraliser les besoins énergétiques du site et poursuivre les échanges avec la SNEL S.A

Créée en 2012 par le Décret n°12/021 du 16 juillet de la même année, la Zon Economique Spéciale de Maluku entre ainsi dans une phase décisive. Pour l’AZES, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer des investisseurs, mais de faire émerger des usines opérationnelles, des emplois et une production industrielle durable.
À Maluku, la prochaine bataille se jouera donc sur le terrain : transformer les conventions signées en investissements réellement productifs.