Énergie : Forum Invest in African Energy 2026, la RDC passe de la promesse à l’offensive stratégique


Présent au Forum Invest in African Energy 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a dévoilé une vision offensive pour transformer l’immense potentiel hydroélectrique de la RDC en capacité réelle. Entre réformes, partenariats et projets structurants, Kinshasa affiche désormais une ambition claire : devenir un pilier énergétique du continent.


HGgejTtXgAAMk4p-1024x768 Énergie : Forum Invest in African Energy 2026, la RDC passe de la promesse à l’offensive stratégique

La République démocratique du Congo entend changer de dimension dans le secteur énergétique. À l’occasion du Forum Invest in African Energy 2026, véritable carrefour des décideurs publics et privés du secteur, le ministre Aimé Sakombi Molendo a porté la voix d’un pays décidé à franchir un cap décisif.

Devant un parterre d’investisseurs, d’industriels et de partenaires techniques, le membre du gouvernement congolais a rappelé l’ampleur exceptionnelle des ressources énergétiques du pays. Selon une étude réalisée par le cabinet Artelia avec le soutien de la Banque mondiale, le potentiel hydroélectrique national est désormais estimé à 167 000 mégawatts, répartis sur près de 3 350 sites à travers le territoire.

HGgejdBWsAAiFS--1024x768 Énergie : Forum Invest in African Energy 2026, la RDC passe de la promesse à l’offensive stratégique

Un chiffre qui place la RDC parmi les géants mondiaux de l’hydroélectricité, mais qui appelle surtout à un changement de paradigme. « L’enjeu n’est plus le potentiel, mais sa transformation en capacité effective », a insisté le ministre, soulignant le décalage historique entre richesse naturelle et production réelle.

Dans cette dynamique, le gouvernement congolais affirme une orientation stratégique claire : accélérer la mise en œuvre des projets en cours et consolider les réformes engagées dans le cadre du Compact Énergie. L’objectif est de créer un environnement propice à des investissements durables, mais surtout structurants.

« Nous ne recherchons pas uniquement des investisseurs, mais de véritables partenaires de transformation », a martelé Aimé Sakombi Molendo, appelant à des engagements de long terme capables de soutenir l’industrialisation du pays.

Au cœur de cette stratégie, le site d’Inga demeure le pilier central de la politique énergétique nationale. Considéré comme l’un des plus grands potentiels hydroélectriques au monde, Inga incarne à lui seul l’ambition régionale et continentale de la RDC.

HGgejNyW4AAorQT-1024x768 Énergie : Forum Invest in African Energy 2026, la RDC passe de la promesse à l’offensive stratégique

Mais au-delà de ce projet emblématique, le gouvernement met également l’accent sur des initiatives concrètes à court et moyen terme. Parmi elles, le projet de Pioka, avec une capacité annoncée de 6 450 MW, celui de Katende (64 MW) ainsi que les centrales Tshopo I et II (40 MW cumulés).

Ces projets visent non seulement à renforcer l’offre énergétique nationale, mais aussi à soutenir la croissance du secteur minier et à favoriser la transformation locale des ressources, un levier essentiel pour la diversification économique du pays.

Dans un contexte africain marqué par des défis persistants en matière d’accès à l’électricité et de financement des infrastructures, la RDC tente ainsi de se positionner comme un acteur clé de la sécurité énergétique régionale.

À travers cette prise de parole, Kinshasa envoie un signal fort : celui d’un pays prêt à passer de la promesse à l’action, en s’appuyant sur ses atouts naturels, ses réformes en cours et des partenariats stratégiques capables de transformer durablement son paysage énergétique.

Par Giscard Azenge / E-news-net

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *