Des efforts concrets ont été fournis, il est essentiel que le gouvernement continue d’accompagner et de soutenir les opérateurs engagés dans l’industrialisation du pays. Là où persistent encore des goulots d’étranglement qu’il s’agisse de retards techniques, de blocages administratifs ou d’obstacles logistiques il faut intervenir immédiatement. L’objectif est clair : permettre à toutes les unités de production installées dans les Zones Économiques Spéciales (ZES) d’être totalement opérationnelles, afin de garantir la montée en puissance de l’industrie congolaise.
C’est dans cet esprit que le ministre de l’Industrie a.i, Jean Kalumba, accompagné du Directeur général de l’Agence des Zones Économiques Spéciales, Auguy Bolanda Menga, a effectué une visite stratégique d’inspection dans les ZES de Kin-Malebo et de Maluku. Cette mission s’inscrit dans le suivi régulier de l’avancement des travaux, de l’aménagement des sites, et de l’installation des industries pilotes qui constituent aujourd’hui le cœur du renouveau industriel du pays.
Sur place, les transformations sont spectaculaires. À Maluku, par exemple, là où ne subsistaient jadis que les ruines d’anciens bâtiments abandonnés, s’élève aujourd’hui une zone industrielle moderne, structurée et entièrement pensée pour accueillir des investisseurs sérieux. « Il n’y a pas photo », résument en chœur les responsables : l’évolution est telle que les sceptiques d’hier sont aujourd’hui les témoins directs d’un véritable tournant.

Pendant longtemps, personne n’y croyait. La RDC dépendait massivement des importations, et certains affirmaient qu’il serait impossible d’inverser la dynamique. Pourtant, dix ans après la germination de l’idée de créer des ZES, la réalité parle d’elle-même , la production locale n’est plus un slogan, mais un fait. Et depuis l’adoption du Programme de Développement des Industries (PDI) en 2021, sous l’impulsion du Président de la République, les choses se sont accélérées avec une rigueur et une cohérence inédites a révélé Bolanda.
En croire le Directeur général de l’AZES, Bolanda, aujourd’hui, les ZES et particulièrement celle de Maluku incarnent cette vision nouvelle et ambitieuse. Elles attirent des investisseurs de renom, comme Pepsi, qui vient de s’installer pour produire localement des jus et boissons destinés aux familles congolaises. Cette arrivée illustre la confiance renouvelée du secteur privé envers le marché congolais et reflète le nouveau climat d’affaires créé autour des ZES grâce au travail déterminant de l’AZES.
Sous la direction d’Auguy Bolanda Ménga, l’AZES a structuré les ZES, facilité les procédures d’investissement, sécurisé les espaces, et créé un environnement propice à l’émergence d’industries modernes. Sa collaboration étroite avec le ministère de l’Industrie permet d’identifier rapidement les obstacles, de les résoudre et d’assurer une coordination efficace entre l’État et les entreprises.
Les retombées sur l’emploi sont déjà visibles : à Maluku, les usines recrutent massivement des jeunes locaux, transformant progressivement la réalité sociale de cette commune longtemps marginalisée. La perspective de 16 usines installées, dont 8 déjà en cours, ouvre de nouveaux horizons pour les jeunes et redonne vie à toute la zone.

Tout cela renforce une conviction partagée : sans industrie, il n’y a pas de développement. Et sans Zones Économiques Spéciales performantes, il n’y a pas d’industrie moderne. Les ZES s’imposent désormais comme un levier stratégique pour réduire les importations, stimuler la production locale, créer des emplois et enclencher une croissance durable.
D’où la nécessité d’accroître la communication autour de ces avancées. Les responsables s’engagent à occuper davantage les espaces médiatiques pour sensibiliser la population à l’importance des industries nationales et renforcer la confiance des investisseurs. Car aujourd’hui, les ZES ne sont plus une promesse : elles sont une réalité en marche, un symbole de volonté politique, de vision stratégique et d’efficacité managériale.
Par Giscard Azenge / E-news.net
