Le retrait progressif des forces de l’AFC/M23 à ’Uvira, dans le Sud-Kivu, suscite une attention soutenue sur les plans sécuritaire et politique. Au cœur de ce débat, Kaya Kinzonzi Samuel, président national du parti politique Alliance de Paix pour la Démocratie et le Développement (APDD), analyse cet épisode à travers la lentille de sa vision politique, prônant la paix et la stabilité durable sur toute l’étendue de la RDC.
Le retrait progressif des forces de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira continue de générer des débats intenses au sein de l’opinion publique congolaise et de la scène politique régionale. L’annonce de ce mouvement, entre réalités militaires et pressions diplomatiques internationales, révèle la complexité des dynamiques sécuritaires dans l’Est de la RDC.
Kaya Kinzonzi Samuel, président de l’APDD, a souligné dans ses prises de position que ce retrait devrait être perçu à travers le prisme de la paix et de la protection des populations civiles. Selon lui, « toute évolution militaire doit servir le bien-être des habitants et non exacerber les tensions ou favoriser des enjeux politiciens ». Sa lecture s’appuie sur la vision politique de sa formation, qui place la paix, la réconciliation et le développement au centre de toute stratégie pour la RDC.

Sur le plan diplomatique, plusieurs observateurs avancent que des pressions internationales, notamment américaines, auraient joué un rôle déterminant pour contraindre Kigali à retirer ses troupes, ce qui aurait entraîné ensuite le repli stratégique des éléments de l’AFC/M23. Cette interprétation, Kaya Kinzonzi Samuel, insiste sur la nécessité d’une coordination régionale sincère et d’un engagement réel des partenaires internationaux pour garantir que ces mouvements militaires ne restent pas de simples repositionnements tactiques.
Kaya Kinzonzi Samuel, a confirmé que « le mouvement des forces de l’AFC/M23 hors Uvira est en cours et sera terminé d’ici demain », appelant la population à rester calme et les mécanismes régionaux et internationaux à assurer la protection des civils. Ces déclarations soulignent la fragilité de la situation sécuritaire, mais aussi l’importance d’une médiation permanente et crédible.
Kaya Kinzonzi Samuel attire également l’attention sur la dimension politique interne. La référence implicite aux administrations passées dans le contexte de ce retrait rappelle que les crises de l’Est sont souvent instrumentalisées dans le débat politique national. Selon lui, la paix ne peut être durable sans une lecture honnête de l’histoire récente et une volonté politique de dépasser les clivages politique pour le bien commun.
Sur le terrain, la priorité reste la protection des populations civiles, exposées aux risques de représailles, pillages et déplacements forcés. L’appel à la vigilance des forces régulières, de la MONUSCO et des mécanismes régionaux reste crucial pour transformer ce retrait en une réelle opportunité de stabilisation.
En définitive, le retrait annoncé de l’AFC/M23 d’Uvira marque une évolution majeure mais fragile. Comme le souligne Kaya Kinzonzi Samuel, seule une approche intégrant pressions diplomatiques, cohérence politique interne et engagement pour la paix permettra de poser les bases d’une stabilisation durable de l’Est de la RDC.
Par Giscard Azenge / E-news.net
