Portée par la montée en régime de ses concentrateurs et la relance progressive des zones à haute teneur, la mine de Kamoa-Kakula confirme son statut de pilier du cuivre mondial. Au troisième trimestre 2025, le complexe minier a livré plus de 71 000 tonnes de cuivre, confortant des prévisions annuelles ambitieuses et une trajectoire de redressement maîtrisée.
Kinshasa, 17 octobre 2025. La dynamique de production se renforce au complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo. Au cours du troisième trimestre 2025, les concentrateurs des phases 1, 2 et 3 ont traité un total de 3,46 millions de tonnes de minerai, permettant de produire 71 226 tonnes de cuivre. L’annonce a été faite dans un communiqué conjoint par le coprésident exécutif d’Ivanhoe Mines, Robert Friedland, et la présidente-directrice générale, Marna Cloete.
Depuis le début de l’année, la production cumulée atteint 316 393 tonnes de cuivre, un niveau qui conforte les prévisions annuelles maintenues entre 370 000 et 420 000 tonnes de concentré. Cette perspective repose notamment sur l’exploitation programmée, à partir de la mi-novembre, des zones à plus haute teneur situées à l’ouest de la mine de Kakula, considérées comme l’un des leviers clés du rebond de la production.
Sur le plan opérationnel, les travaux d’assèchement de la deuxième phase progressent de manière significative. Ils sont achevés à plus de 20 %, tandis que le niveau des eaux souterraines à l’est de la mine de Kakula a déjà baissé de plus de 20 mètres depuis le début du mois de septembre. La finalisation de cette phase est attendue d’ici la fin novembre, ouvrant la voie à une stabilisation durable des opérations minières.
Autre étape stratégique : le démarrage imminent de la fonderie, prévu pour début novembre. L’installation d’un système d’alimentation sans interruption (ASI) de 60 mégawatts est presque achevée. Cet équipement critique vise à sécuriser le complexe métallurgique contre d’éventuelles coupures de courant durant la phase sensible de montée en puissance, un enjeu majeur pour la continuité industrielle dans le contexte énergétique congolais.

Pour Ivanhoe Mines, ces avancées traduisent l’efficacité du plan de restauration engagé à Kakula. « Nos efforts de restauration progressent bien grâce à l’exécution exceptionnelle de nos équipes d’exploitation, dans le cadre d’un plan d’action décisif mis en place par notre direction et les employés de la coentreprise », a souligné Robert Friedland. Selon lui, la réhabilitation des chantiers existants, combinée au développement de nouvelles zones à haute teneur, permettra de ramener Kamoa-Kakula à son niveau de production antérieur et de consolider son avenir en tant que producteur majeur de cuivre à l’échelle mondiale. Les données issues des opérations de dénoyage seront par ailleurs croisées avec les analyses d’experts indépendants internationaux afin d’élaborer un plan minier actualisé, appelé à tracer les perspectives à long terme du gisement.
Société minière canadienne de premier plan, Ivanhoe Mines concentre ses activités sur trois projets majeurs en Afrique australe. En RDC, elle poursuit l’expansion du complexe de cuivre de Kamoa-Kakula et la montée en puissance de la mine de Kipushi, réputée pour ses teneurs exceptionnelles en zinc, cuivre, germanium et argent. En Afrique du Sud, le groupe développe progressivement le projet Platreef, un gisement de classe mondiale de platine, palladium, nickel, or, rhodium et cuivre.
Parallèlement, Ivanhoe intensifie ses activités d’exploration dans les Western Forelands, où elle détient des permis couvrant une superficie plus de cinq fois supérieure à celle du complexe adjacent de Kamoa-Kakula. Ces travaux ciblent de nouvelles découvertes de cuivre sédimentaire et l’extension des gisements à haute teneur de Makoko, Kiala et Kitoko, appelés à constituer les prochains grands pôles de développement du groupe en RDC.
À l’heure où la transition énergétique mondiale accroît la demande en cuivre, les performances de Kamoa-Kakula renforcent la place stratégique de la République démocratique du Congo sur l’échiquier minier international, tout en rappelant le rôle central des investissements industriels structurants dans la valorisation durable de ses ressources naturelles.
Par Giscard Azenge /E-news.net
