Alors que l’ancien pont-ville de Boma s’est effondré sous la pression des eaux, provoquant plusieurs victimes, ce drame ravive une vérité ignorée depuis des années : la ville fait face seule à un danger permanent, aggravé par l’absence de curage régulier de la rivière Kalamu et par des infrastructures vieillissantes. Cette catastrophe interpelle directement le gouvernement central et exige une réaction urgente du ministre national des ITPR.
Ce mercredi 10 décembre, la ville Boma s’est réveillée engloutie, une fois de plus, par la furie de la Kalamu. Une pluie diluvienne tombée dès 4 heures du matin a submergé plusieurs quartiers de la ville portuaire. Ce qui devait être une inondation de plus s’est transformé en tragédie nationale : l’ancien pont-ville, affaibli depuis des années, a cédé, emportant avec lui plusieurs personnes.
Sur le site de l’effondrement, c’est la panique totale. Certains tentaient de traverser, d’autres observaient la montée fulgurante des eaux. En quelques secondes, la structure s’est effondrée, plongeant hommes, femmes et enfants dans les eaux déchaînées de la Kalamu.
Le bilan reste incertain. Les témoignages parlent d’un nombre élevé de disparus, mais aucun chiffre officiel n’a encore été confirmé.
Parmi les premières voix recueillies figure celle du militaire de la Force navale, Donat Bola, témoin direct du drame :
« À ce stade, il est difficile d’établir un bilan précis ou de dire combien de personnes ont été emportées par les eaux, mais je peux confirmer que plusieurs d’entre elles ont été emportées par le courant. J’ai tout de même réussi à sauver une personne qui s’accrochait. »
Ce rescapé, actuellement hospitalisé, demeure le seul survivant identifié à ce jour.
Par Giscard Azenge E-news.net

En tout cas c’est très grave et désolant que d’assister à la passivité de nos dirigeants incompétents.
face à des telles menaces ils n’arrivent même pas à bouger le petit doigt.
Mais quand il s’agissait de leurs intérêts ils accouraient dans tous les coins et recoins prêchant l’évangile des promesses non réalisables.