La tension sociale demeure persistante au sein de la Direction générale des recettes du Kongo Central (DGRKC), où le dossier des agents non positionnés continue de susciter inquiétude et frustration. Réunis devant le bâtiment du gouvernorat provincial, des agents évincés de cette régie financière ont exprimé publiquement leur détresse à travers une banderole et des messages à forte charge sociale, dénonçant une situation administrative qu’ils jugent injuste, prolongée et toujours sans issue concrète.
Au centre de cette mobilisation figure le sort des 199 agents notifiés par un arrêté pris sous l’ancien gouverneur du Kongo Central, le Dr Guy Bandu Ndungidi. Selon les informations fournies par les agents concernés, seuls 44 agents auraient été repris à ce jour, laissant 154 autres dans une attente prolongée, sans intégration officielle ni décision administrative formelle. Une situation qui, affirment-ils, a plongé plusieurs familles dans une précarité durable, marquée par l’absence de revenus réguliers et l’incertitude quant à leur avenir professionnel.
Le message inscrit sur la banderole déployée devant le gouvernorat est explicite : « 199 responsables de familles jetés dans la rue et abandonnés ». Une formule lourde de sens qui traduit l’ampleur du malaise social et la profondeur du sentiment d’abandon ressenti par ces agents, pour qui le dossier a désormais dépassé le cadre purement administratif pour devenir une question de justice sociale et de dignité humaine.

Les manifestants évoquent sans détour la souffrance et la colère qui les habitent, estimant avoir été engagés à l’époque dans des conditions qu’ils jugent conformes aux textes et à la réglementation en vigueur. Pour eux, l’absence de clarification officielle et de calendrier précis ne fait qu’accentuer le sentiment d’injustice et d’exclusion au sein d’une administration pourtant stratégique pour la mobilisation des ressources provinciales.
Dans leur démarche, les agents interpellent directement le gouverneur actuel du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, dont ils sollicitent une implication personnelle. Ils rappellent qu’au moment de la signature de l’arrêté aujourd’hui contesté, l’actuel chef de l’exécutif provincial occupait les fonctions de vice-gouverneur, une position qui, selon eux, lui confère une connaissance approfondie du dossier ainsi qu’une responsabilité morale dans la recherche d’une solution durable et équitable.
« Excellence Monsieur le Gouverneur, nous demandons juste que les 199 parents agents mis dehors soient engagés », implorent-ils, appelant à un arbitrage politique capable de rétablir l’équité, de restaurer la confiance entre l’administration provinciale et ses agents, et de prévenir une aggravation de la tension sociale. À leurs yeux, une réponse claire et structurée du gouvernorat permettrait non seulement de désamorcer la colère latente, mais aussi de consolider la stabilité au sein de la DGRKC, pilier essentiel des finances publiques provinciales.
