Accueilli cet après-midi à Brazzaville par son homologue congolais Emile Ouosso, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité de la RDC, Aimé Sakombi Molendo, a pris part à une séance de travail stratégique consacrée à la concrétisation du projet hydroélectrique transfrontalier de Pioka-Tombe (6 450 MW). Un signal fort en faveur d’une souveraineté énergétique partagée et d’une intégration sous-régionale durable.
Dans une dynamique diplomatique et technique soutenue, la République démocratique du Congo et la République du Congo franchissent une nouvelle étape vers la matérialisation du projet hydroélectrique de Pioka-Tombe, d’une capacité projetée de 6 450 MW. Cette infrastructure d’envergure, portée au plus haut niveau des deux États, figure parmi les priorités nationales en matière d’énergie et d’industrialisation.
Au cœur des échanges entre les deux délégations ministérielles : la structuration technique, financière et institutionnelle de cet aménagement stratégique, destiné à valoriser de manière optimale le potentiel du fleuve Congo. L’objectif affiché est clair : établir un modèle de coopération fondé sur un partage équitable des coûts et des bénéfices, tout en garantissant des retombées concrètes pour les populations des deux rives.
Au-delà de la production d’électricité, le projet Pioka-Tombe ambitionne de devenir un catalyseur de transformation économique. Il devrait contribuer à la stabilisation de l’approvisionnement énergétique, à l’essor industriel, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions sociales dans les deux pays.
Cette initiative illustre également la consolidation de la coopération RDC–Congo, appelée à devenir un véritable levier de souveraineté énergétique et d’intégration sous-régionale. Dans un contexte où l’accès à l’électricité demeure un défi majeur en Afrique centrale, ce partenariat stratégique pourrait repositionner le bassin du Congo comme un pôle énergétique majeur du continent.
La rencontre de Brazzaville marque ainsi une étape décisive dans la maturation de ce projet structurant, symbole d’une diplomatie énergétique pragmatique et orientée vers le développement durable.
Par Giscard Azenge / E-news.net
