À Brazzaville, le 26 février 2026, le Ministre rd-congolais des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité a officiellement remis au Président Denis Sassou Nguesso la note explicative du protocole d’accord énergétique entre les deux pays. Un geste diplomatique fort, au-delà du symbole, qui consolide un axe stratégique bâti sur une histoire, une culture et un fleuve communs.
C’est autour d’un acte formel, à forte portée diplomatique, que s’est structurée la séquence de Brazzaville. Reçu par le Président de la République du Congo, Denis SASSOU NGUESSO, le Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité de la RDC, Antoine SAKOMBI MOLENDO, a procédé à la remise officielle de la note explicative relative au protocole d’accord énergétique conclu entre Kinshasa et Brazzaville.
Au-delà du formalisme institutionnel, ce geste traduit une volonté politique assumée : clarifier les contours techniques, juridiques et stratégiques du partenariat autour du projet hydroélectrique Pioka -Tombe. Dans les usages diplomatiques, la remise d’une note explicative constitue un acte de transparence et d’engagement. Elle signifie que les deux parties entendent avancer sur des bases structurées, encadrées et mutuellement comprises.
Le ministre rd-congolais était également porteur d’un message fraternel du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, réaffirmant l’attachement de Kinshasa à une coopération stratégique avec Brazzaville. « Nos deux peuples partagent plus qu’une frontière : ils partagent une histoire et un fleuve », a résumé une source proche du dossier, soulignant la dimension symbolique du projet.

Car le fleuve Congo n’est pas qu’un potentiel énergétique ; il est une mémoire vivante, un trait d’union culturel et humain entre les deux capitales les plus proches du monde. De part et d’autre des rives, les langues, les rythmes, les familles et les échanges commerciaux s’entrecroisent depuis des générations. L’ambition aujourd’hui est de transformer cette proximité naturelle en puissance énergétique structurée.
Le projet Pioka-Tombé s’inscrit précisément dans cette logique. Il vise à valoriser le potentiel hydroélectrique du fleuve afin de répondre aux besoins croissants en électricité, soutenir l’industrialisation et renforcer l’intégration sous-régionale. Toutefois, plusieurs observateurs appellent à la vigilance : la réussite dépendra de la rigueur technique, de la transparence dans la mise en œuvre et de la capacité des deux États à garantir des retombées concrètes pour les populations riveraines.
Entre symbole diplomatique et enjeu stratégique, la remise de cette note explicative marque ainsi une étape charnière. Elle rappelle que l’énergie peut devenir un levier de souveraineté partagée, à condition que la coopération reste équilibrée, techniquement maîtrisée et orientée vers le développement durable.
Sur les deux rives du fleuve Congo, l’histoire est commune. Reste désormais à écrire, ensemble, la page énergétique de demain.
Par Giscard Azenge/ E-news.net
