Fermée le 10 décembre 2025 pour des raisons sécuritaires liées à l’activisme du Mouvement du 23 mars dans l’Est de la République démocratique du Congo, la frontière avec le Burundi au poste stratégique de Kavimvira a été officiellement rouverte le 25 février 2026. Une décision qui marque un tournant dans la stabilisation de cette zone transfrontalière.

Ce mercredi 25 février, les autorités congolaises ont officiellement procédé à la réouverture de la frontière au poste stratégique de Kavimvira. À la tête d’une délégation gouvernementale, l’autorité nationale a posé un acte à la fois symbolique et politique, traduisant la volonté ferme de restaurer l’autorité de l’État et de normaliser progressivement la situation sécuritaire.
La reprise des activités à la frontière ouvre désormais la voie à la relance des échanges commerciaux, à la libre circulation des personnes et à la revitalisation de l’économie locale. Pour de nombreuses familles, cette réouverture constitue un véritable soulagement et un signal d’espoir.

Le Gouvernement a réaffirmé sa détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’ordre, consolider, la sécurité et restaurer pleinement l’administration dans cette zone stratégique. La réouverture de Kavimvira apparaît ainsi comme un jalon important vers la normalisation institutionnelle, économique et sécuritaire, avec en toile de fond la consolidation de la souveraineté nationale.
Dans la foulée, un Comité provincial de sécurité a été présidé afin d’évaluer les besoins urgents en matière de sécurité, d’administration et d’accompagnement des populations. Les discussions ont porté sur l’organisation d’un retour structuré des habitants, la sécurisation durable de la zone et le rétablissement progressif des services publics.

La frontière RDC–Burundi au poste de Kavimvira–Gatumba avait été fermée le 10 décembre 2025 dans un contexte de fortes tensions sécuritaires. Cette mesure préventive faisait suite à l’avancée des rebelles du M23 dans l’est du pays, une situation qui avait suscité des préoccupations majeures quant à la sécurité des populations et au contrôle des flux transfrontaliers.
Pendant plus de deux mois, les activités commerciales et les déplacements entre les deux pays ont été fortement perturbés. Les petits commerçants, transporteurs et familles vivant du commerce transfrontalier ont subi de plein fouet les conséquences économiques de cette fermeture. La suspension des échanges a également impacté l’approvisionnement de certains produits de première nécessité dans les zones riveraines.
Par Giscard Azenge /E-news.net
