La capitale congolaise fait face à une grave crise d’approvisionnement en eau potable. Les érosions actives de Kimwenza, qui menacent directement la conduite DN 600 de la REGIDESO, ont contraint à l’arrêt de l’usine de Lukaya, privant près de 800 000 habitants de Selembao et de plusieurs quartiers de Mont-Ngafula d’eau potable. Face à l’urgence, le Gouvernement a déclenché une riposte technique immédiate.
La situation devient critique dans l’ouest de la ville de Kinshasa. Les érosions de Kimwenza, notamment aux sites de Deux Chemins et Kondo, ont atteint un niveau alarmant, mettant à nu la conduite principale DN 600 de la REGIDESO, essentielle à l’alimentation en eau potable de vastes zones urbaines. Cette dégradation accélérée a entraîné l’arrêt temporaire de l’usine de traitement de Lukaya, d’une capacité de 36 000 m³ d’eau par jour, provoquant une pénurie d’eau potable qui touche près de 800 000 personnes, principalement dans les communes de Selembao et Mont-Ngafula.

Conscient de la gravité de la situation, le Ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a convoqué une réunion d’urgence réunissant l’OVD, le FONER, la REGIDESO et l’entreprise GGPI. Objectif : mettre en place une Task Force opérationnelle chargée d’exécuter sans délai des travaux de sauvegarde sur l’ensemble des sites érosifs identifiés.
