Après près de trois années de négociations techniques et institutionnelles, la République démocratique du Congo et la République du Congo franchissent un cap majeur dans leur coopération bilatérale. La signature d’un protocole d’accord entre la SNEL et Énergie Électrique du Congo (E2C) ouvre la voie à un échange d’électricité structuré, symbole d’une intégration énergétique sous-régionale en devenir.
Le samedi 20 décembre 2025 restera comme une date clé pour Kinshasa et Brazzaville. La Société nationale d’électricité de la RDC (SNEL SA) et Énergie Électrique du Congo (E2C SAU) ont officiellement paraphé un protocole d’accord portant sur l’échange d’énergie électrique, en présence des ministres en charge de l’Électricité des deux pays, Molendo Sakombi pour la RDC et Émile Ouosso pour le Congo-Brazzaville.
Fruit de longues tractations étalées sur près de trois ans, cet accord pose les bases d’une nouvelle phase de collaboration énergétique, à la fois technique, institutionnelle et stratégique. Les deux parties ont souligné le caractère historique de cette avancée, obtenue au terme d’un processus rigoureux impliquant experts, juristes et responsables sectoriels des deux États.
C’est une page nouvelle qui s’écrit dans l’histoire de la coopération énergétique entre les deux rives du fleuve Congo.

Après la signature du protocole par les directeurs généraux de la SNEL et d’E2C, le ministre Sakombi Molendo a salué la qualité des échanges préalables, qualifiés de « juridiques et techniques », et a appelé à une formalisation rapide du contrat définitif, ainsi qu’à sa mise en œuvre effective dans un climat de confiance, de transparence et de responsabilité. « Ce résultat témoigne de notre volonté commune de bâtir un partenariat structuré, équilibré et pérenne », a déclaré le ministre RD-congolais, insistant sur la confiance mutuelle et l’intérêt partagé des deux pays.
Convaincu de la volonté politique affichée de part et d’autre du fleuve, Sakombi Molendo a exprimé le souhait de voir ce projet aboutir pleinement, afin de contribuer à l’intégration énergétique sous-régionale, longtemps évoquée mais rarement concrétisée.
Sur le plan technique, le protocole d’accord porte sur un partagede 30 mégawatts d’énergie électrique. En amont de cette signature, les experts des deux sociétés ont travaillé sur les mécanismes de tarification, les normes de qualité de l’énergie ainsi que les dispositifs de suivi et de contrôle, afin de garantir un échange fiable et durable.
Par Giscard Azenge / E-news.net
