Réunis pendant deux jours à Kinshasa, les ministres provinciaux du Commerce extérieur de plusieurs provinces frontalières ont été formés à l’application du Régime Commercial Simplifié (RECOS). Cette initiative vise à faciliter les échanges transfrontaliers, réduire les coûts commerciaux et renforcer l’intégration de la République démocratique du Congo dans le commerce régional et international.
Pendant deux jours, à Kinshasa, les ministres provinciaux du Commerce du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Haut-Katanga et du Lualaba, ainsi que les chefs des divisions provinciales du Commerce extérieur, les représentants des services publics impliqués dans le commerce et les associations et coopératives des petits commerçants transfrontaliers ont été outillés sur la mise en œuvre effective du Régime Commercial Simplifié (RECOS).
Les travaux ont porté notamment sur les facilités offertes par le RECOS aux petits commerçants transfrontaliers et aux populations vivant le long des frontières, l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la diplomatie commerciale, le fonctionnement du système commercial multilatéral, ainsi que les questions de certification et de normalisation des produits.
Clôturant ces assises au nom du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, le directeur de cabinet, Benezeth Msafiri Kyakakala, a insisté sur la nécessité pour les gouvernements provinciaux de s’approprier pleinement la mise en œuvre du RECOS, avec l’appui technique des chefs des divisions provinciales du Commerce extérieur. Il a, par ailleurs, annoncé l’organisation, en janvier 2026, d’un atelier consacré à la vulgarisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Prenant la parole au nom de ses collègues, la ministre provinciale du Commerce du Haut-Katanga, Lauraine Lusamba Kazadi, a rassuré le Gouvernement central de l’engagement des provinces à s’impliquer activement dans l’application effective du RECOS. Elle a salué cette initiative, qu’elle considère comme un levier important pour la formalisation et la sécurisation des activités des petits commerçants transfrontaliers.
De son côté, le coordonnateur national des associations et coopératives des petits commerçants transfrontaliers, Michel Djamba Longomo, a plaidé pour le développement des chaînes de valeur dans les filières prioritaires, afin de renforcer la compétitivité des produits « made in DRC » sur les marchés régionaux et internationaux. Il a également recommandé l’extension du RECOS à d’autres postes stratégiques, notamment Beach Ngobila, Lufu, Zongo et Dilolo.
La République démocratique du Congo, qui a ratifié l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC en juillet dernier, consolide ainsi son intégration progressive dans le commerce international et régional, tout en renforçant l’inclusion économique des communautés frontalières.
