La livraison des premiers 50 MW d’électricité hydroélectrique de la turbine 5 d’Inga II (G25) à Kamoa Copper marque un tournant stratégique pour l’industrie minière et le secteur énergétique congolais. Au-delà d’un simple apport en énergie, cet événement consacre un partenariat public-privé structurant, porteur de bénéfices durables pour l’ensemble du pays.
Kinshasa, 19 novembre 2025. Un cap majeur a été franchi dans le secteur énergétique de la République démocratique du Congo avec la livraison effective des premiers 50 mégawatts d’énergie hydroélectrique propre issus de la turbine 5 de la centrale d’Inga II au complexe minier de Kamoa Copper. Cette fourniture, assurée par la Société nationale d’électricité (SNEL), illustre la concrétisation d’une vision stratégique fondée sur la coopération, l’investissement et l’expertise technique.
Bien plus qu’une simple étape opérationnelle, cette mise sous tension est le résultat d’un partenariat déterminé entre acteurs publics et privés, porté par l’engagement d’équipes d’ingénierie et d’exploitation qui ont su transformer un projet ambitieux en une réalité industrielle tangible. Pour Kamoa Copper et son actionnaire Ivanhoe Mines, l’enjeu dépasse largement la sécurisation de l’alimentation électrique d’un complexe minier de classe mondiale.
À travers sa société sœur Ivanhoe Mines Energy RDC SASU (IVEN), le groupe a mobilisé près de 450 millions de dollars pour financer la réhabilitation et la modernisation d’infrastructures énergétiques nationales stratégiques. Ces investissements ciblent notamment la centrale d’Inga II, avec la remise en service de la turbine 5, ainsi que le barrage de Mwadingusha. L’objectif est clair : renforcer durablement la capacité de production, de transport et de distribution d’électricité de la SNEL, au bénéfice de l’économie congolaise et des populations.

Cette dynamique d’investissement s’accompagne d’un transfert de compétences et d’une coopération technique renforcée. Les équipes d’ingénierie et d’énergie de Kamoa Copper et d’Ivanhoe Mines ont développé une relation de travail étroite avec celles de la SNEL, œuvrant conjointement à l’amélioration de la stabilité du réseau et à l’optimisation des opérations de maintenance. Une collaboration qui s’inscrit dans une logique de long terme, essentielle pour la fiabilité du système électrique national.
Dans un contexte où la RDC cherche à valoriser pleinement son potentiel hydroélectrique exceptionnel, ce projet illustre ce que peut produire un partenariat public-privé structuré et orienté vers l’intérêt général. « Nous n’agissons pas seulement pour alimenter un complexe minier, mais pour apporter un progrès durable à la République démocratique du Congo », résume l’esprit qui a guidé cette initiative.
À travers la fourniture de ces 50 MW d’énergie propre, Inga II renforce non seulement la compétitivité de Kamoa-Kakula, mais contribue aussi à poser les bases d’un développement industriel et énergétique plus inclusif, où les investissements privés deviennent un levier stratégique au service de la souveraineté énergétique et du développement durable de la RDC.
Par Giscard Azenge / E-news.net
