Alors que les inégalités persistent encore dans les salles de classe congolaises, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend franchir un cap décisif. À travers une nouvelle orientation stratégique dévoilée cette semaine, l’État ambitionne d’intégrer systématiquement la dimension genre dans toutes les actions de formation des acteurs éducatifs. Une démarche qui marque une volonté affirmée de transformer durablement l’école congolaise, en garantissant les mêmes opportunités aux filles comme aux garçons.
L’intégration de l’égalité des genres dans le renforcement des capacités éducatives est désormais au cœur des priorités du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté en République démocratique du Congo. Selon un communiqué consulté par E-news.net, cette orientation vise à inscrire un changement profond et durable dans la manière dont les enseignants, les chefs d’établissement et les formateurs sont accompagnés dans leur mission. « Intégrer de manière systématique l’égalité des genres dans toutes les actions de renforcement des capacités, entre autres enseignants et enseignantes, chefs et cheffes d’établissement, formateurs et formatrices, est un engagement qui vise à favoriser une réelle égalité des chances entre filles et garçons », souligne le document.
Parmi les recommandations formulées, deux axes majeurs ont été retenus pour guider cette transformation. Le premier concerne le renforcement de la présence et de la visibilité d’Ifadem — l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres — au sein des groupes locaux des partenaires de l’éducation. Cette stratégie devrait permettre une meilleure cohérence et complémentarité des interventions, dans un contexte où les besoins diffèrent d’un pays à l’autre mais où les défis restent similaires.
Le ministère souligne que cette évolution participe d’une ambition plus large : faire d’Ifadem un véritable levier structurant pour la qualité de l’enseignement dans l’espace francophone. Un objectif partagé par l’ensemble des délégations présentes à la réunion biannuelle du Comité de pilotage d’Ifadem, tenue le 8 décembre 2025 à Dakar. La ministre d’État, Raïssa Malu, y a pris part aux côtés de ses homologues du Bénin, du Togo et de Madagascar, ainsi que des représentants du Cameroun, des Comores et d’Haïti.
Cette rencontre a permis d’examiner les perspectives d’évolution du dispositif et de définir des orientations alignées sur les priorités nationales des pays partenaires. Les discussions, décrites comme riches et constructives, ont débouché sur une série de recommandations stratégiques qui guideront les actions d’Ifadem pour les deux prochaines années. Une feuille de route qui, si elle est appliquée avec rigueur, pourrait accélérer le passage vers une école plus inclusive, équitable et tournée vers l’avenir.
Par la rédaction E-news.net
