Derrière l’échange de 30 mégawatts d’électricité entre la Société nationale d’électricité de la RDC (SNEL) et Énergie Électrique du Congo (E2C), se dessine bien plus qu’un accord technique. Ce courant partagé incarne une nouvelle étape de la diplomatie énergétique entre Kinshasa et Brazzaville, plaçant l’électricité au cœur de l’intégration, de la solidarité et du développement commun des deux peuples.
Ces 30 mégawatts symbolisent un tournant. Ils matérialisent la volonté politique des deux États de transformer une proximité géographique et historique en coopération énergétique structurée, fondée sur la confiance, la complémentarité et la vision à long terme.
Cette dynamique porte l’empreinte d’un leadership technique assumé. Sous l’impulsion de l’Ingénieur, Professeur et Docteur Teddy Lwamba Muba, Directeur Général de la SNEL S.A, l’entreprise publique connaît une transformation progressive mais déterminée. Ingénieur de formation et homme de méthode, il engage la SNEL sur la voie de la rigueur opérationnelle, de la crédibilité institutionnelle et de la diplomatie énergétique.

Avec ces 30 mégawatts, Kinshasa et Brazzaville envoient un message fort : l’énergie devient un instrument de rapprochement entre les peuples, un levier de stabilité et un moteur de croissance partagée. Une diplomatie par le courant, où l’électricité éclaire bien plus que les villes : elle éclaire l’avenir commun des deux Congo.
Pour la République démocratique du Congo, cet accord confirme son rôle central dans l’architecture énergétique sous-régionale, soutenu par l’immense potentiel hydroélectrique du pays et la perspective stratégique du projet Grand Inga, appelé à devenir l’un des plus grands pôles énergétiques au monde. À travers la SNEL, la RDC affirme sa capacité à produire, gérer et exporter une énergie fiable au service de l’intégration africaine.

Les travaux préparatoires ayant précédé la signature du protocole portant sur la tarification, la qualité de l’énergie et les mécanismes de suivi témoignent de cette montée en compétence. Ils traduisent une volonté commune de garantir un échange fiable, durable et mutuellement bénéfique, au-delà des effets d’annonce. Au-delà du simple flux électrique, cet accord s’inscrit dans la vision plus large de la « Boucle de l’amitié », un projet énergétique intégrant la RDC, la République du Congo et l’Angola. Une initiative qui vise à renforcer la sécurité énergétique, à optimiser les capacités de production existantes et à soutenir un développement concerté au profit des populations riveraines.
Par Giscard Azenge / E-news.net
